De telles horreurs, ainsi qu'en témoignent des employés d'abattoir, arrivent semaine après semaine à des milliers de bovins. "Figurez-vous que les vaches peuvent passer dix minutes à travers la chaîne de production en étant encore vivantes. La peau est alors déjà arrachée jusqu'au cou. Les bouchers glissent la peau depuis les jambes vers le ventre, jusqu'à l'encolure, coupent les pattes alors que l'animal respire encore, le regard fou, haletant en tentant de hurler", explique un boucher employé dans un abattoir de Washington. « Les yeux donnent l'impression qu'ils vont sauter des orbites", ajoute un de ses collègues, "j'ai la nausée de devoir faire mon job sur ces animaux-là."
Et cela aux Etats-Unis qui aujourd'hui, avec leur surproduction de viande aux hormones et sous la bannière de la globalisation, se font de plus en plus pénétrants sur le marché européen.